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Histoire ...

Via Domitia - Eglise St Victor | Les Fontaines

Chorges BlasonLe nom de Chorges est issu du latin « caturigomagus » qui signifie « le marché des rois de la guerre ».
C’est vers 400 ans avant JC, que les Caturiges, peuplade celte venus d’Europe Occidentale s’installent dans la région. Ils sont chasseurs, éleveurs, agriculteurs mais surtout de grands commerçants avec les tribus voisines et l’Italie du nord.

Epoque préromaine :
Chorges important lieu de marché, implanté alors au lieu dit le Château au pied du Piolit.

Epoque romaine :
Bataille contre les armées de Jules César, défaite bénéfique puisque Chorges va devenir une des principales agglomérations romaine de la région sur la Via Domitia qui reliait l’Italie à l’Espagne. A cette période d’essor économique va succéder une longue période d’anarchie avec les invasions barbares du Haut Moyen-âge.

VIIe et VIIIe siècle :
Retour au calme pour la cité Caturige.

XIe siècle :
Importance de la foi chrétienne avec le développement des pèlerinages et des croisades, Chorges est située sur les chemins de Saint Jacques de Compostelle.

XIIe et au XIIIe siècle :
Une organisation sociale se met en place. Notamment grâce au texte du 8 juin 1277 entre Jacques de Serenne, archevêque d’Embrun, Jean le Dauphin (du comté du Dauphiné) et les habitants de Chorges, qui donnait le droit aux habitants de choisir leurs propres consuls.

XIVe siècle :
La peste noire et 2 incendies incitèrent les habitants à créer de solides fortifications pour remplacer les palissades en bois, 4 portes donnaient alors accès à la cité, celle qui subsiste est la porte des Souchons située sur la Place Lesdiguières.

XVe siècle :
Chorges est le siège d’une Châtellenie.
Pendant les guerres d’Italie, Chorges va être traversé par de nombreux rois, puis elle deviendra pendant les guerres de religions une base des troupes protestantes.
Après l’accalmie qui suivit l’Edit de Nantes, Chorges sera de nouveau un lieu de transit pour les soldats pendant environ 13 ans.

XVIIe siècle :
Il règne un climat de guerre avec la guerre de succession d’Espagne puis d’Autriche, ce qui va entraîner plusieurs incendies.


Fin du XVIIIe siècle :
Réunion d’organisation du département des Hautes-Alpes dans l’Eglise de Chorges.

XIXe et XXe siècle :
Développement de l’industrie, et de l’artisanat, accroissement de la population, Chorges possède alors une véritable administration ainsi qu’une école communale.
Avec l’apparition du train et la navigation à vapeur qui vont entraîner l’émigration, et les pertes des guerres, la population va nettement diminuer. Mais la construction du barrage en 1955 aura beaucoup de points positifs : la population va de nouveau augmenter, avec un développement important du tourisme.

La Via Domitia :

Appelée aussi Voie Cotienne, elle fait partie d’une des voies antiques qui reliait Rome au Sud de l’Espagne et qui a été le premier tracé des routes d’aujourd’hui.

C’est la plus ancienne route construite en France. Elle est ponctuée d’agglomérations et de relais routiers reconnus de l’époque Romaine par des sources écrites et des vestiges archéologiques avec notamment des parcelles de chaussée encore reconnaissables.

Chorges était sur cette voie un poste frontière entre les provinces de Narbonnaise et les Alpes Cotiennes.

Deux inscriptions du IIIème S indiquent qu’à l’époque la cité gallo-romaine, important lieu de marchés, se trouvait proche du bourg actuel au lieu-dit le Château et non-loin de la source du village.

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Eglise St Victor :

Eglise St VictorL’église St Victor du village a du être construite à trois reprises.

La première fois, sur le site originel du village, c'est-à-dire au lieu-dit « le Château », au pied du Piolit, en 354-374. Avant sa première construction, il existait un temple dédié à Diane (déesse de la lumière pour les Romains).

La seconde église de Chorges fut dédiée à Saint Victor, martyr de Marseille. Son nom remonte donc au début du VIe siècle, quand Saint Pelade, archevêque d’Embrun, la consacra. En 1020, la paroisse est confiée aux religieux de St Victor de Marseille.

L’église actuelle, sera construite dans le nouveau village au XIIe siècle et deviendra une église paroissiale.

Les siècles qui suivront furent difficile, car après avoir été pillée par les mercenaires de François 1er en 1517, elle fut saccagée en 1569 par les protestants de Louis Ayme, occupée par Lesdiguières en 1585, et de nouveau incendiée en 1692 par les troupes du Duc de Savoie.

Elle connût finalement sa véritable heure de gloire, quand elle rassembla de nombreuses personnalités pour un événement décisif : l’organisation du département des Hautes-Alpes.
Les 226 électeurs siégèrent pour cette première assemblée départementale du 4 au 15 juillet 1790 pour former le département. Ils choisirent Gap comme chef-lieu.
Cet événement a été commémoré le 15 juillet 1990, comme on peut l’observer sur la plaque au niveau du porche.
Grâce à son histoire chargée en rebondissements et un caractère architectural notable, elle sera classée sur la liste des Monuments Historiques en 1862.
La construction de son gros œuvre durera 4 ans de 1121 à 1124, par les religieux de St Victor de Marseille.

Elle possède différents caractères architecturaux distinctifs :

Forme rectangulaire, chœur à 5 pans, et une excellente acoustique de la nef. De style composite, elle a su garder des traces du style roman malgré des interventions de restructuration survenues au début du XVIIe siècle.

En effet, l’extérieur est de style roman, même s’il a été remanié (notamment au niveau de sa façade) avec l’utilisation de moellons de facture composite.

Le style roman se retrouve aussi à l’intérieur avec les fenêtres de l’édifice, mais là, également, on retrouve des modifications effectuées des siècles plus tard, avec notamment la croisée d’ogive de la voûte et la fenêtre de la chapelle de la Vierge qui sont de style gothique flamboyant (XVe siècle).

Les Fontaines :

fontainesLa fontaine de la place du Fort (photos de gauche) :

Cet édifice en marbre rose de Salados date de 1854.

Elle a été réalisée suite à l’incendie de 1850. Pendant des siècles il n’y avait qu’une seule fontaine, celle Place Lesdiguières.

S’il y avait eu une fontaine sur cette place, on estimait à l’époque, que peut-être 1/3 des habitations auraient pu être sauvées.

Les plans furent réalisés en 1853 et la fontaine sera édifiée l’année suivante. On la voulait grandiose car elle devait être un hommage de reconnaissance pour les sapeurs-pompiers de Gap qui étaient intervenus.

On peut d’ailleurs lire sur la stèle « Le Bourg de Chorges à ses bienfaiteurs, à l’occasion des 9 et 10 septembre 1850 ». Elle est en marbre rose comme celle de la Place Lesdiguières, et certaines maisons situées sur cette place.

La fontaine de la place Lesdiguières :

Elle date de 1548 et est la plus ancienne du village et est inscrite depuis le 11 octobre 1931 à l’inventaire des Monuments Historiques.

Construite en marbre rose, ses matériaux proviennent de la carrière de Salados, qui se trouvait en dessous des aiguilles de Chabrières. Cette carrière n’est plus exploitée depuis la fin du XIXe siècle.

Ce marbre a également été utilisé pour la construction de la nouvelle cathédrale de Gap en 1895.

La fontaine est de forme ronde et possède 4 têtes de bêtes imaginaires qui crachent de l’eau par des tuyaux en bronze.

Source :
http://www.otchorges.com/histoire-et-patrimoine.html

Liens ...

Chorges sur Wikipédia
Mairie de Chorges

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